L’importance d’une carte d’affaires

Même à notre époque numérique, les imprimeries produisent beaucoup de carte d’affaires. Ces dernières ont encore leurs utilités. Elles sont parfois le premier et le seul contact «physique» entre le client et vous. Elles sont un panneau-affiche en miniature.

Grâce à l’impression numérique, vous pouvez maintenant imprimer vos cartes en quadrichromie. Il n’est plus nécessaire de se limiter à une ou deux couleurs PMS. Toutefois, il est recommandé d’utiliser des presses numériques de qualité et d’éviter les petites imprimantes jet d’encre de table. L’effet produit par ces imprimantes jet d’encre est généralement de mauvaises qualités et donne de vos produits et services une image de négligence, de «broche à foin». De plus, les imprimantes jet d’encre permettent rarement d’imprimer sur du carton suffisamment épais. Les cartes trop minces (8pts) ont tendance à se recourber et leurs coins à se plisser : rien pour donner une bonne impression de vous.

L’impression numérique permet aussi à faible coût d’imprimer le verso de la carte. Vous pouvez facilement y placer un «QR code». C’est une excellente façon d’entrer dans le carnet d’adresses de vos prospects.

 

Demandez-vous aussi si l’utilisation d’une photo serait appropriée pour vos services. Si oui, un fournisseur muni d’une presse numérique pourrait vous rendre un grand service. Il n’est pas toujours justifié d’imprimer une photo, mais dans les cas où c’est approprié, l’impression numérique permet aujourd’hui d’atteindre de bons niveaux de qualité.

De plus, la souplesse de l’impression numérique permet d’imprimer une petite quantité de cartes d’affaires à la fois. Vous pouvez même adapter le design de vos cartes pour les évènements spéciaux auxquels vous assistez. Par exemple, vous participez à un tournoi de golf. Vous faites imprimer au verso de votre carte : Tournoi de golf 2013… afin de rappeler à votre prospect le moment où il vous a rencontré. Cela pourrait lui rafraichir la mémoire s’il tombe sur votre carte quelque mois plus tard.

Une carte d’affaire est un outil supplémentaire dans l’exigeant travail de réseautage. Elle pourrait même vous rendre de précieux services.

Le danger du texte en renversé

Le monde de l’imprimerie vit avec des contraintes physiques de production. Par exemple, lorsqu’un graphiste décide de placer du texte dans une zone foncée, il utilise généralement du texte en renversé, c’est-à-dire du texte blanc sur fond noir (ou très foncé). Parfois, les graphistes oublient les dangers de cette approche.

Voici quelques précautions pour assurer une meilleure lisibilité :

—  Évitez les fontes «légères», car plus le dessin d’une lettre est mince, plus cette lettre risque de disparaître. En effet, un léger décalage du registre et des points de trame «contamineront» la lettre, ou grugeront la netteté de ses contours. De plus, si le papier «boit», l’engraissement du point de trame peut boucher complètement le texte en blanc.

— Abstenez-vous, si possible, de choisir du texte en 8 points ou moins. Les textes en renversé, même bien imprimés, sont généralement difficiles à lire. Si vous devez quand même utiliser du texte en 8 points, optez pour des fontes «grasses», sans shérif. Elles se lisent généralement mieux ce contexte.

— Si vous utilisez du texte en renversé dans une section noire, modifiez la couleur pour ne pas avoir de noir riche (c’est-à-dire construit avec 100 % noir, 50 % bleu, 50 % rouge, 50 % jaune). Il est alors préférable de n’avoir que du noir. Le contour des lettres blanches sera alors plus net.

En résumé, il est important de comprendre qu’il existe toujours une interaction entre le papier, l’encre ou les pigments. Et cette interaction est le plus visible dans les textes en renversé. Alors, soyez aux aguets.

Le calcul des pages en imprimerie

Voici les trois erreurs les plus fréquentes commises dans le calcul des pages en imprimerie et en impression numérique lors d’une demande de soumission.

1 — Le mauvais nombre de pages.

Une feuille a deux pages (recto verso). En impression numérique, nous comptons le nombre de pages, car chaque page nécessite une impression. Les coûts sont ensuite calculés selon le nombre d’impressions. Donc, un document de dix feuilles possède 20 pages.

2 — L’oublie de la couverture

Lorsque vous donner le nombre de pages, il faut toujours préciser si le couvert fait partie du nombre de pages.

Par exemple, une brochure de 24 pages, broché-à-cheval (comme les magazines), peut être 24 pages couvert inclus (24 pages au total), ou 24 pages + couvert (28 pages au total). Généralement, on calcule le couvert à part, car il est imprimé sur un papier plus épais. Donc, une brochure 24 pages peut être : 24 pages, couvert à même (autocouverture), ou 24 pages + couvert (donc 28 pages au total). Il est important de le préciser.

Si le document est relié avec une broche en coin, ou sur le côté avec, par exemple, une reliure spirale, n’oubliez pas de préciser si le couvert et le dos (souvent cartonnés) sont imprimés.

3 — L’influence de la reliure

Lorsqu’un document est relié broché-à-cheval (comme les magazines populaires: deux broches sur l’épine du magazine), le nombre de pages est toujours un multiple de 4. En effet, chaque feuille de papier est pliée en deux, donnant ainsi un 4 pages. Vous ne pouvez donc pas avoir un magazine broché-à-cheval de 18 pages. C’est 16 ou 20 pages.

Pour obtenir un document de 18 pages, il faut qu’il soit coupé au format final, et non pas plié. Il est alors relié avec une reliure spirale, cerlox, etc. ou broché en coin (mais jamais à cheval).

 

Pour tout vos projets d’imprimeries, n’hésitez pas à utiliser notre formulaire de soumission d’imprimerie en ligne.

 

Création d’un menu de restaurant

Le design d’un menu peut rehausser la perception que les clients ont de ce restaurant. En fait, un menu peut devenir un outil de communication très efficace.

L’impression numérique est bien adaptée à l’impression de la plupart des menus. Elle permet à un coût très abordable de présenter les plats en couleur, plutôt que d’avoir l’équivalent d’une liste de prix en noir et blanc.

Comme disait Yvon Deschamps : «On veut pas le savoir, on veut le voir.»

Si le budget ne permet pas de photographier chacun des plats, le graphiste peut choisir des photos d’aliments dans des banques de photographies comme iStockphoto. Ces photos appétissantes doivent cependant être mises en page de façon à ne pas faire croire que ce sont ces plats qui seront servis. Elles doivent simplement servir à rehausser l’allure du menu et à ouvrir l’appétit aux clients.

Les erreurs les plus courantes d’un menu

— La typographie est trop trop petite. Les graphistes oublient souvent à quel point la presbytie affecte une grande partie de la population. Les textes en 8 points sont illisibles pour bon nombre de personnes. Si le texte descriptif des plats est trop long, il est préférable de couper le nombre de mots que d’utiliser un typo en 6 points.

— Le design est trop complexe. Généralement, pour les menus, les designs simples fonctionnent le mieux. Plusieurs clients hésitent avant de choisir un plat. Un design complexe augmente leur confusion.

— Les photos sont de mauvaises qualités. Plusieurs restaurateurs, soucieux des coûts, fournissent des photos horribles à leur graphiste. En agissant ainsi, ils nuisent à leur commerce. Il n’est pas nécessaire de faire appel aux plus grands photographes, mais le jaune de la moutarde doit sortir jaune, et non pas verdâtre.

— Le manque d’information : un menu doit répondre aux questions de base d’un simple coup d’oeil, sans que le client ait à chercher longtemps. Par exemple :

Combien coûte le plat que j’ai choisi? (souvent le prix est trop éloigné de la description)

Qu’est-ce qui est inclus dans la table d’hôte?

Etc.

Les Pantone dans notre assiette

On retrouve les couleurs de la charte Pantone partout, vraiment partout. D’abord, dans le design graphique, et aussi dans la mode, le design d’intérieur, et maintenant dans nos assiettes. En effet, l’artiste, Alison Anselot a jumelé des couleurs Pantone avec des mets sucrés de sa création: aussi savoureux pour les yeux que pour la bouche.

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Si vous appréciez ce genre d’exercice artistique, nous vous invitons aussi à découvrir  le site Griottes palette culinaire   qui associe avec doigté aliments et couleurs Pantone. En tant qu’imprimeurs, nous pouvons maintenant presque dire que nous sommes une partie importante de la chaîne alimentaire qui permet la vie sur Terre.

Les couleurs tendance

Chaque époque, et même chaque année, a sa propre signature visuelle qui influence, entre autres, les choix créatifs faits par les graphistes.

Pour nous aider à capter les tendances et l’air du temps, il existe des sites internet qui analysent l’évolution, les styles et les orientations des créateurs.

Par exemple, sur le site de Colourlovers, nous apprenons qu’en 2012, les tons de gris ont été abondamment utilisés dans les affiches des films hollywoodiens. Sur ce site, nous pouvons aussi découvrir les plus beaux livres de 2012 et leurs palettes de couleurs.

Et comme les graphistes ne travaillent pas en vase clos, ils gagnent à s’imbiber du monde qui les entoure. Le site Style Sight tente de prévoir quelles seront les couleurs tendance qui arriveront chez nous d’ici quelques mois ou quelques années. Le site Pinterest a aussi sa section Trends for 2013 où on découvre les couleurs tendances de la mode, et aussi celles de la décoration, de l’artisanat, de sites web.

Ces sites ne sont que des outils pour aider les créateurs à se développer, et aussi à comprendre certaines attentes de leurs clients.

Bonne création

L’importance des intertitres

Les versions imprimées d’un texte possèdent certains avantages sur les textes que l’on retrouve sur Internet, comme celui de transmettre plus de contenu.

La version papier : deux fois plus d’informations

Un lecteur absorberait plus du double d’informations en lisant une version papier qu’en lisant son équivalent en ligne. Donc, les documents imprimés répondent mieux à l’objectif de la transmission de contenus détaillés que les versions à l’écran.

Lecture dans le désordre, l’influence du numérique

Internet a modifié la façon de lire les documents imprimés. En effet, les lecteurs ne lisent plus un texte du début à la fin. Ils survolent d’abord le texte à la recherche de l’information voulue. Une fois qu’ils s’arrêtent sur une partie du texte, ils lisent les premiers mots, et s’ils ne trouvent pas immédiatement l’information souhaitée, ils repartent à sa recherche.

Les intertitres, des guides de lecture

Les lecteurs se servent donc les intertitres comme de balises. Ils lisent les textes dans le désordre. S’ils tombent sur un intertitre qui les intéresse, ils liront le paragraphe sous cet intertitre, puis remonteront peut-être au début du texte. Pour assurer que les lecteurs découvrent le texte, il est donc primordial de s’assurer que les intertitres les guident rapidement vers ce qu’ils recherchent.

Les intertitres, le résumé du texte

En fait, les intertitres devraient servir comme premier niveau de lecture. C’est-à-dire qu’ils servent à résumer le texte. En ne lisant que les intertitres, un lecteur devrait comprendre le sens général du texte. Cette façon de faire est aussi bonne pour les documents en ligne que pour les documents imprimés.

Les angles de trames

En imprimerie traditionnelle, chacune des couleurs de la quadrichromie possède son angle de trame. C’est-à-dire que les alignements de points d’une couleur sont différents de ceux des trois autres couleurs. Le jaune est placé dans l’angle le plus visible  0º (90º), puis le noir à 45º. Le cyan est placé à 15º (105º) et le rouge à 75º. Ces inclinaisons permettent aux points de se chevaucher, sans se superposer. Cette disposition crée des motifs que l’on appelle des rosettes.

trames
Il existe d’autres inclinaisons possibles, toutefois le danger de moirage s’accroit si on tente de modifier les angles. Le moirage, c’est un effet d’optique créé par l’apparition de motifs indésirables. Ces motifs accrochent l’œil et font disparaître l’illusion de la couleur.

En impression numérique, les angles de trames fonctionnent généralement selon une disposition linéaire ou stochastique (aléatoire). Les avantages de ces trames, c’est qu’elles produisent généralement des détails plus fins, toutefois, elles ne conviennent pas à de grands tirages, car elles sont beaucoup plus lentes à imprimer. Voilà pourquoi, les presses à grand tirage utilisent toujours les angles de trames traditionnels. Pour en connaître plus sur les angles de trame, nous vous invitons à visiter cet excellent article du site l’arbre aux papiers. 

 

Les photos foncées dans les journaux

Dans les journaux, les photos sont souvent imprimées trop foncées. Presque tous les détails présents dans leurs zones sombres disparaissent. Ce phénomène est causé par l’engraissement du point de trame, aussi appelé « dot gain ».

L’engraissement du point de trame est provoqué, entre autres, par l’étalement de l’encre sur le papier. En effet, lorsque l’encre touche au papier, celui-ci l’absorbe. Selon le type de papier, couché ou non, l’encre pénètre plus ou moins dans la feuille. Le papier journal, très fibreux, réagit un peu comme un papier buvard. Sur ce type de papier, le point de trame engraisse beaucoup, avec pour conséquence de boucher les zones foncées. Par exemple, dans un journal, les zones sombres, 80 % de noir et 20 % de blanc, deviennent souvent complètement noires, car en engraissant, les 80 % se retrouvent avec des valeurs de 100 %. En fait, les trames de 70 % de noir risquent de sortir complètement noires. Pour l’impression de journal, il est prudent d’abaisser les zones de 70 % à 50 % avant de mettre sous presse. De plus, les encres des presses rotatives, avec lesquelles sont imprimés les journaux, sont très liquides. Cette liquidité permet d’imprimer plus vite, mais elle accroit aussi le phénomène d’absorption de l’encre par le papier.

Engraissementdupoint

Pour en connaitre davantage sur le phénomène d’engraissement du point, je vous invite à consulter le site «The Print Guide» (en anglais uniquement).

En impression numérique, l’engraissement du point de trame est beaucoup plus limité. D’abord, l’impression numérique fonctionne avec des pigments plutôt que des encres. Ces pigments se déposent sur la feuille, puis sont cuits. Ils ne pénètrent donc presque pas dans la feuille; ils restent en surface. Le papier ne peut alors agir comme une matière absorbante, réduisant de beaucoup le phénomène d’engraissement du point de trame.

Émeraude 17-5641 TCX : couleur de l’année 2013

Chaque année, Pantone donne le titre de couleur de l’année à une couleur de son nuancier. Cette couleur est sélectionnée après une étude des différentes tendances présentes dans le domaine de l’imprimerie, et aussi dans ceux de la mode, du design, de la décoration, du cosmétique et même du cinéma.

PMS17-5641

En 2012, la couleur Tangerine Tango avait été choisie couleur de l’année. En 2013, c’est au tour du Pantone Émeraude 17-5641 TCX de recevoir les honneurs. Cette couleur, associée à la pierre précieuse du même nom, deviendra un incontournable pour les passionnés du design.

Pour découvrir les différentes tendances design de ce Pantone, nous vous invitons à visiter le site du nuancier Pantone à la page couleur de l’année 2013.