Noël, une occasion en or pour les imprimeurs

Alors, fatigués des traditionnelles cartes de Noël? Vous n’avez plus qu’à libérer votre créativité, comme l’a fait l’agence fred design en créant cette magnifique carte de Noël pour Volkswagen.

Ce studio de design utilise beaucoup la typographie comme base à sa créativité. Il nous prouve qu’il est possible de réinventer la traditionnelle carte de Noël en s’inspirant du monde de l’imprimerie. Nous vous invitons à visiter le site de ce studio de design pour y découvrir leur ravissantes cartes de Noël.

Lors de la création de vos cartes de Noël, gardez en tête toute la souplesse de l’imprimerie numérique et celle de la personnalisation qui pourront augmenter l’efficacité de vos envois des Fêtes. Combinez la tradition et l’innovation en créant vous-même vos designs de cartes de Noël, puis utilisez les ressources de vos imprimeurs afin de produire des cartes qui étonneront vos proches et vos clients.

 

L’alphabet sur nos routes

Le photographe Éric Tabuchi a réalisé une série de 26 photos de l’arrière de camions dans le but de réaliser un alphabet complet à l’aide des logos de compagnies. Il a réussi à capter un logo inspiré de chacune des lettres de l’alphabet. Il a pris tous ses clichés sur les routes de Californie.

Alphabet sur les routes

Nous vous invitons à voir d’autres photos de son livre.

Il faut apprécier l’exploit, car si les premières lettres sont relativement faciles à trouver, les dernières ont dû exiger une patiente traque de la part d’Éric Tabuchi. Et le plus remarquable, c’est que le photographe a répété l’exploit. En effet, à quelques années d’intervalle, il a réalisé deux alphabets complets, qui ont donné naissance à deux livres.

Voici un extrait de son deuxième livre.

Ces deux livres nous permettent d’apprécier le travail des photographes, dont le regard particulier nous aide à découvrir notre monde, à jeter un éclairage nouveau sur ce qui nous entoure, et dans ce cas, à nous faire découvrir la richesse des identifications visuelles des compagnies. Éric Tabuchi nous rappelle à quel point chaque organisation doit se démarquer de ses concurrentes. Et que sans la créativité des graphistes, elles n’y parviendraient pas.

Le Lorem Ipsum, le langage des imprimeurs

Le Lorem Ipsum est bien connu des imprimeurs et des graphistes occidentaux. Ce faux-texte de remplissage permet de réaliser des maquettes et de tester des grilles graphiques avant même que les textes finaux ne soient fournis aux graphistes pour la mise en page finale.

Un des avantages d’utiliser du Lorem Ipsum est que d’un coup d’oeil, on peut détecter si c’est texte final qui a été placé dans la maquette, car si les graphistes utilisaient des textes bidon, mais dans la même langue, pour tester la grille, les oublis ne seraient pas aussi difficile identifier.

De plus, comme le Lorem Ipsum n’est pas lisible, et qu’il n’a aucune valeur sémantique, notre cerveau ne tente pas de le déchiffrer. Les graphistes et les clients peuvent donc se concentrer sur la maquette. L’analyse graphique devient alors le principal point d’attention. On se concentre sur l’aspect graphique plutôt que sur le contenu, car le mélange des étapes dans la production d’imprimés provoque souvent des erreurs. La correction d’épreuve suivra en temps et lieu.

Voici un des passages les plus souvent utilisés

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Le Lorem Ipsum tirerait son origine de De Finibus Bonorum et Malorum, un texte de Cicéron, dont l’une des premières phrases est : « Neque porro quisquam est qui dolorem ipsum quia dolor sit amet, consectetur, adipisci velit… », qui veut dire « Il n’existe personne qui aime la souffrance pour elle-même, ni qui la recherche ni qui la veuille pour ce qu’elle est…»

À noter, une centaine de versions de Lorem Ipsum circulent dans le monde, et que des milliers d’extraits même, oubliés par les correcteurs d’épreuves, se retrouvent imprimés dans des brochures, des magazines et mêmes des livres.

Nouvelle tendance en publicité imprimée

La compagnie Lexus a innové en combinant une publicité imprimée, parue dans le Sports Illustrated du 15 octobre, et sa version iPad. En combinant les deux versions, et ici nous ne parlons pas du contenu, mais bien des deux versions physiques (papier et électronique), Lexus a suscité un engouement mondial pour sa 2013 New Lexus ES.

En plaçant le iPad, sous la publicité imprimée du magazine, cette dernière prend vie, littéralement. La voiture s’anime, les roues tournent, et des feux d’artifice éclairent le ciel.

C’est probablement le début d’une nouvelle tendance en publicité imprimée : la page interactive. Nous vous souhaitons bon visionnement.

Relisez-vous

Il est impossible de ne jamais faire de fautes. Impossible. On en trouve même dans les dictionnaires. Toutefois, ce n’est pas une raison pour être négligent, car les erreurs nuisent grandement à la transmission de l’information ou anéantissent les efforts de communication.

Pour limiter les erreurs, il faut absolument apporter un soin particulier lors de la relecture des épreuves. C’est la dernière chance d’éviter la catastrophe. Malheureusement, cette étape est souvent bâclée. Le résultat, nous, les imprimeurs, reproduisons à des milliers d’exemplaires des fautes de frappe, des erreurs dans les numéros de téléphone, etc. Toutes ces fautes sautent généralement au visage des clients qu’une fois les documents imprimés. Il est alors trop tard. Voilà pourquoi nous devons faire relire, et approuver, les épreuves par les clients, même si parfois, ils se sentent bousculés par notre insistance. Pour les graphistes ou les agences, cette précaution vous évitera des heures et des heures d’explication, de négociation.

Deux exemples de petites fautes de frappe qui changent tout le sens d’un titre. Dans le premier cas, il manque un accent; et dans le deuxième, un i a disparu.

1 — Un policier tue : Un policier tué

2 — Grégoire est en amour avec Émile : Grégoire est en amour avec Émilie

Quelques trucs pour éviter les erreurs :

— Ne vous fiez pas seulement aux correcteurs orthographiques, même si ceux-ci sont des outils fort utiles.

— Corrigez vos textes à l’écran et sur papier. Les deux techniques permettent de déceler des erreurs différentes.

— Isolez les problèmes. Vérifiez les numéros de téléphone, ensuite les adresses, puis les noms propres, etc.

— Pour la lecture des titres, placez la feuille tête en bas puis lisez à l’envers. C’est une façon de déjouer son propre cerveau qui a tendance à corriger les erreurs et à rajouter des lettres, là où il en manque.

— Idéalement, faites relire le texte par quelqu’un qui n’a pas travaillé sur le document. Un regard neuf a plus de chance de détecter les erreurs.

Qu’est-ce qu’un noir riche en imprimerie?

Dans le monde de l’imprimerie, on entend souvent l’expression « un noir riche ». Un noir riche est en fait une masse de couleur noire auquel on a ajouté les autres couleurs de la quadrichromie pour l’enrichir, le rendre plus dense, plus opaque. Par exemple, une masse noire peut être composée de 100 % de noir, 30 % de jaune, 30 % de rouge et 30 % de bleu (voie exemple). Certains graphistes préfèrent 100 % de noir et 50 % de bleu, ou utilisent une autre recette selon qu’ils désirent obtenir un noir plus neutre, plus froid ou plus chaud. Il n’existe pas de réponse absolue dans ce domaine. C’est le choix personnel des graphistes.

Mais attention, si vous ajoutez de la couleur à vos noirs, assurez-vous que le texte en renversé (texte blanc sur fond noir) a été correctement traité lors de l’étape du chevauchement de couleur « trapping », car il est presque impossible d’assurer un registre parfait. Un petit halo, jaune, rouge ou bleu (causé par un léger décalage des couleurs d’impression)  risque alors de déborder à l’intérieur des lettres si cette étape n’est pas correctement réalisée.

La carte postale, encore en vie

carte postale

Même si les réseaux sociaux accaparent une grande partie des communications des vacanciers, la carte postale demeure encore un objet prisé des vacanciers.

En effet, selon un sondage du site Internet Generator Hostels, plus d’un quart des touristes internationaux (28 %) envoient une carte postale à leur proche durant un séjour à l’étranger.

Cela ne veut pas dire qu’ils négligent les autres formes de communications : Facebook est largement utilisé, et les vidéos-conférences commencent à se répandre. D’ailleurs, de plus en plus d’hôtels proposent ce service à leurs clients. Mais pour les longs séjours, plusieurs vacanciers s’offrent le plaisir d’envoyer des cartes postales. Ce moyen de communication a l’avantage d’être original et personnalisé. En effet, de nos jours, nous recevons rarement des nouvelles de nos proches écrites à la main. De plus, certaines personnes créent elles-mêmes leurs propres cartes postales, grâce à l’impression et aux appareils photo numériques, et aux ordinateurs portables. Elles utilisent ensuite un centre d’impression numérique dans la ville visitée, impriment leurs cartes, puis les postent. Au grand plaisir des destinataires.

 

Quatre, six ou huit couleurs process ?

Plusieurs clients nous demandent des précisions concernant les procédés d’impression en 4, 6 ou 8 couleurs. D’abord, la réponse varie selon le procédé d’impression.

Il existe des presses offsets 6 couleurs. Habituellement, ces presses servent à imprimer en quadrichromie (4 couleurs process) + une couleur PMS + un vernis; ou quadrichromie + 2 PMS; ou quadrichromie + 2 vernis. Mais certaines imprimeries spécialisées offrent la technique d’Hexachrome en 6 couleurs process, c’est-à-dire cyan, magenta, jaune, noir + vert + orange. Cette technique permet de reproduire une plus grande partie de la gamme des couleurs présentes dans la nature. De plus, les ombres foncées gagnent beaucoup de détails. Cependant, cette façon de faire est beaucoup plus couteuse et plus lente que la quadrichromie traditionnelle. De plus, seuls quelques imprimeurs maîtrisent cette technique d’impression.

 

hexachrome, imprimerie

 

Il existe aussi les techniques du 6 ou du 8 process utilisées par les presses numériques servant à l’impression d’affiches grands formats. Ces presses n’utilisent pas l’orange ou le vert, mais généralement des couleurs diluées tirées des couleurs CMYK. Donc, un gris, un bleu pâle, etc. L’ajout de ces couleurs permet de reproduire de façon plus uniforme les grandes masses de couleur, un peu comme le fait une sous-couche dans la peinture d’un mur. De plus, ces 4 couleurs supplémentaires permettent de réaliser des dégradés plus doux et des reproductions plus fidèles des couleurs Pantones. Toutefois, les techniques des 6 ou 8 couleurs ne sont jamais, ou très rarement, utilisées pour l’impression de dépliants, pochettes, cartes d’affaires, etc., car les coûts seraient beaucoup trop élevés pour les gains réels. En effet, pour l’impression petit format, les presses numériques et les copieurs couleur performants réalisent des dégradés et des masses de grandes qualités.

Les pantones humains

L’artiste espagnole Angelica Dass a créé un projet photographique d’une grande originalité et qui charmera tous les amoureux du monde de l’imprimerie. Baptisé Humanae, sa galerie de photos classe ses modèles humains selon la classification des couleurs pantones et la teinte de leur peau. L’artiste désire ainsi répertorier toutes les couleurs de peau de la planète. De façon régulière, de nouvelles photos s’ajoutent à la galerie. Encore une fois, les couleurs pantones ont été à la source d’un travail de création qui déborde le strict univers de l’imprimerie. Nous pourrions baptiser ce travail colossal du titre de : Couleurs sans frontière.

Teinte de peau et couleur pantone. Blog imprimerie Montréal

Extrait de la galerie de photos

Nous vous invitons à visiter son site pour découvrir cette oeuvre d’art qui séduit, étonne et ravit. Un «must» à tous les amoureux de l’imprimerie qui ne pourront résister à la tentation de découvrir qu’elle est leur propre couleur pantone. Bonne recherche. Et comme c’est le temps des vacances, petit conseil : attendez que les coups de soleil s’atténuent pour trouver votre véritable teinte.

Un petit bout de papier imprimé qui relie le monde

imprimerie timbre black penny

Il nous est difficile d’imaginer qu’avant 1840, les gens pouvaient apprendre le décès de leurs proches avec des mois, et même des années de retard.

La transmission d’informations d’une personne à l’autre représentait alors un défi colossal. La lenteur des communications entraînait souvent des catastrophes. Par exemple, des armées s’affrontaient  alors que le traité de paix était déjà signé.

Des débuts chaotiques

Au 19e siècle, la révolution industrielle a forcé les pays à créer des systèmes nationaux de poste pour assurer un lien de base entre leurs citoyens, les entreprises, les marchands et les gouvernements. À cette époque, le coût de l’envoi était payé par le destinataire. Les frais étaient calculés approximativement selon la distance parcourue. Cette façon de faire a donné naissance à d’interminables discussions entre les livreurs et leurs clients pour régler le prix de la transaction. De plus, ce système manquait de fiabilité : plusieurs facteurs disparaissent avec l’argent déjà reçus avant d’avoir livré les colis.

Pour contourner les frais de port, plusieurs personnes inscrivaient directement sur l’enveloppe les informations qu’ils désiraient transmettre. Après avoir jeté un regard sur le pli, le destinataire refusait de payer la taxe postale. Le facteur s’en retournait sans avoir reçu aucune rétribution pour son travail.

Dans ce contexte de chaos, la plupart des citoyens hésitaient à utiliser le service postal. Cette situation entraînait un immobilisme de l’information et nuisait à l’économie.

Une solution sur le bout de la langue

En 1840, Rowland Hill, un haut fonctionnaire britannique, a l’idée de créer des vignettes à coller sur les enveloppes afin que la taxe postale soit payée au départ et non à l’arrivée. Il proposa que le prix d’un envoi de base soit abaissé à 1 penny — soit environ 50 fois moins que les tarifs habituels de l’époque — sans égard à la distance parcourue à l’intérieur du pays. Le tout  premier timbre-poste, baptisé le Penny-Black, de couleur noire, représentait la reine Victoria de profil à l’âge de quinze ans.

Limiter la fraude

Afin de réduire les contrefaçons, le système postal adopta les mêmes techniques d’impression sécuritaires que celles utilisées pour la fabrication de la monnaie nationale. De plus, les imprimeries inséraient des lettres de contrôle dans le coin inférieur de chaque timbre.

Plutôt que de les copier, les fraudeurs tentèrent de les réutiliser plus d’une fois. Le gouvernement britannique réagit à cette manœuvre en apposant un tampon sur le timbre