La couleur Pantone de 2019

Sprint média, une imprimerie de Montréal-Nord, vous souhaite une bonne année 2019.

Et pour commencer cette année, nous parlerons de la couleur Pantone de l’année 2019, la référence couleur de l’année pour toutes les imprimeries et tous les graphistes.

Une tradition de 20 ans

La couleur de l’année Pantone célèbre ses vingt ans. En effet, depuis 1999, la société Pantone, reconnue pour ses nuanciers utilisés par les créateurs du monde entier, observe les tendances mondiales avant de sélectionner la couleur qui se démarque le plus.

L’année 2019 sera teintée de Corail vivant 16-1546 ( living coral). La compagnie Pantone a opté pour une couleur très voyante, presque fluo, un orange légèrement rosé avec des tons dorés.

Pantone décrit la couleur Corail vivant comme étant « vibrante et douce, chaude, enrichissante, familière, joyeuse, sociable, optimiste et réconfortante ».

Pantone n’est pas avare de qualificatifs pour décrire ses créations. D’ailleurs Pantone ajoute à cette description «une nuance qui rappelle les coraux des fonds marins. Une teinte à la fois douce, chaude, réconfortante et directement venue de la nature. Éclatante tout en restant douce».

Ce choix audacieux donnera du fil à retordre aux imprimeries, car les couleurs orangées se reproduisent difficilement en quadrichromie (CMYK).

Des brochures aux emballages

En 2019, la couleur Corail vivant servira de guide aux graphistes du monde entier. On retrouvera cette couleur dans de nombreuses brochures, dépliants, pochettes corporatives, et surtout sur de nombreux emballages, particulièrement sur les emballages de produits de luxe, qui sont habituellement les premiers à se couvrir des couleurs tendance.

La couleur de l’année est sélectionnée par des experts du monde du design, de la mode, de la décoration, de la photographie, etc.

Ce choix est en partie basé sur les tendances observées durant l’année 2018, c’est-à-dire que Corail vivant est déjà largement utilisé dans le monde des arts et des communications, et par conséquent par les imprimeries. Une teinte dont la maison Prada a utilisé dans ses collections prêt-à-porter printemps-été 2019 et couture automne-hiver 2018-2019.

Corail vivant devrait s’imposer au cours des douze prochains mois. Imprimeurs, soyez prêt, car ce n’est pas une couleur facile à reproduire. De nombreux défis  attendent les imprimeries.

Nous vous invitons aussi à lire l’article Pourquoi les couleurs Pantone s’imprime mal en quadrichromie ( 4 couleurs process).

 

 

Les tendances couleurs de l’imprimerie pour le printemps 2019

Cette année encore, l’Institut Pantone propose un choix de couleurs qui selon elle, auront le plus d’impact d’abord sur le milieu de la mode, puis sur le monde de l’imprimerie et du graphisme.

Ces couleurs que l’on verra apparaître dans les défilés de mode, particulièrement durant la renommée New York Fashion Week, auront un effet marqué sur les graphistes qui les utiliseront sur les emballages, les affiches et les autres produits imprimés.

L’influence de l’Institut Pantone est indéniable dans le monde des communications graphiques. En fait, l’Institut établit la référence pour tous les créateurs du monde. De là nait un tourbillon d’idées qui exerceront une influence marquée sur les tendances mondiales dans tous les domaines de la création, aussi bien de la mode que de la décoration ou du cinéma. Le monde graphique n’échappe donc pas à ce foisonnement créatif. En fait, il y joue un rôle de premier plan.

Les couleurs tendances de l'imprimerie pour le printemps-été 2019

Les emballages imprimés sont habituellement les premiers produits imprimés à être teintés des couleurs tendance, particulièrement les produits d’emballage liés à la mode et aux produits de luxe. Les documents promotionnels, affiches, dépliants et brochures se couvrent ensuite de ces couleurs tendance, habituellement pour créer une harmonie communicationnelle entre les produits, les aménagements, les publicités et l’univers graphique de la compagnie.

Nous vous invitons à visiter le site de Pantone pour approfondir vos connaissances sur les tendances printemps 2019. À noter que le site est en anglais.

Les couleurs de l’alimentation et l’imprimerie

Le monde de l’alimentation suit aussi des tendances. Cette année ne fait pas exception. Les analystes observent d’ailleurs une présence accrue des couleurs naturelles et terreuses dans les emballages imprimés des produits alimentaires.

Cette tendance s’expliquerait par le souci des consommateurs de limiter le gaspillage dans le but de protéger l’environnement. Voilà pourquoi des produits imparfaits comme des tomates légèrement difformes ou des carottes tordues se retrouvent de plus en plus sur les étalages. Ce mouvement des consommateurs, qui a déjà une influence sur les couleurs que les imprimeurs utiliseront durant les prochains mois, aura un impact sur les choix des papiers et des cartons. Les matériaux ne se contenteront plus d’être recyclés. Ils devront aussi avoir l’air recyclés, d’où l’importance d’utiliser des papiers de couleurs naturelles, aux finis moins lisses, plus rugueux.

Les couleurs de l’imprimerie

Les professionnels les plus expérimentés de l’imprimerie, un euphémisme pour parler des plus âgés, ont tous été formés avec le mode de couleurs CMYK, les quatre couleurs de base en imprimerie. Mais les plus jeunes ont, pour la plupart, été exposés en premier, au mode RGB (red-blue-green).

Ce sont deux techniques différentes de travailler la couleur, et passer d’un à l’autre représente un défi de taille si l’on veut conserver l’exactitude des couleurs.

Le CMYK

Ces quatre lettres, CMYK, désignent les quatre couleurs primaires de l’imprimerie, soit le cyan (bleu), le magenta (rouge), le jaune (Y pour « Yellow ») et noir (K pour « blacK »). (Quant au CMJN, c’est la version française de CMYK :  cyan (bleu), magenta (rouge), jaune et noir).

En imprimerie, ces quatre couleurs de base, aussi appelées quadrichromie, forment les couleurs « process ».

Le RGB

Le mode RGB (red, green, blue), ou RVB français (rouge, vert, bleu), est employé pour les affichages à l’écran. Il faut toujours convertir les images en CMYK avant de mettre sous presse numérique ou sous presse offset.

Les différences entre CMYK et RGB

Un des grands défis de l’imprimerie est de reproduire le plus fidèlement possible les couleurs qui apparaissent à l’écran.

Cela s’explique par le fait que ce sont deux techniques de reproduction très différentes.

Prenons le noir par exemple. À l’écran, les couleurs basées sur le RGB, le noir s’obtient par l’absence de lumière, alors qu’en imprimerie, le noir s’obtient en déposant de l’encre sur le papier. À l’inverse, pour obtenir le blanc, l’imprimerie n’utilise aucune encre, laissant le papier intact. Alors qu’en affichage-écran, le blanc est produit par l’addition de toutes les couleurs (RGB).

De plus, le CMYK ne peut reproduire qu’environ 70% de ce que peut afficher un écran RGB. Cela explique pourquoi certaines couleurs sont difficiles à reproduire à l’aide des encres CMYK.

Finalement, les couleurs varient énormément d’un écran à l’autre. Ce qui rend la tâche des imprimeurs encore plus complexes, car il est difficile de trouver une source unique sur laquelle ils peuvent s’appuyer pour réaliser les ajustements souhaités.

Voilà pourquoi les infographes doivent s’attendre à voir une différence entre leur image à l’écran et l’image imprimée.

Les photocopies en couleur fonctionnent en CMYK

Les photocopies couleur et les presses numériques fonctionnent toutes, à quelques exceptions près, avec le mode CMYK. Toutefois, à la place d’encre, les copieurs couleur utilisent des poudres extrêmement fines, si fines qu’elles peuvent donner l’impression d’être liquide.

 

Nous vous invitons à lire Pourquoi les couleurs Pantone s’impriment mal en CMYK pour approfondir vos connaissances sur le monde de l’imprimerie.

Photocopies couleur, noir et blanc à Montréal

Sprint média est l’un des plus grands centres de photocopies couleur et noir et blanc à Montréal.

Notre parc d’équipement est impressionnant. Saviez-vous que notre dernière acquisition nous permet de produire des impressions couleurs des documents recto verso jusqu’à 28 pouces de longueur ? Nous pouvons donc ainsi produire des dépliants de trois volets de format plié 8,5 po x 11 po (25 po x 11 po ouvert).

Photocopies couleurs d'un format ouvert de 25,5 pouces.
Dépliant 25,5 x 11 pouce. Une fois plié, le dépliant mesure 8,5 x 11 pouces.

L’entretien de nos presses numériques est assuré par des professionnels qualifiés, ce qui vous assure une production de qualité constante si vous devez faire réimprimer vos documents.

N’hésitez plus à nous demander une soumission pour vos projets de photocopies couleurs, photocopies noir et blanc,  brochures, livret, rapport, manuels, guides, etc.

Nous offrons la possibilité de remplir un formulaire de soumission en ligne.

Vous pouvez aussi nous téléphoner au 514-385-9400,

Répondre aux délais serrés

 Notre vaste parc d’équipement de photocopies et d’impression numérique nous permet de produire des milliers et des milliers de copies chaque jour.

imprimerie et photocopie Montreal: presses numériques et offset

Vous êtes coincé par le temps ? Nous pouvons imprimer le même document sur plusieurs copieurs en parallèle. N’hésitez pas à nous téléphoner au 514-385-9400.

Services de finition pour photocopies

Sprint Média offre une vaste gamme de finitions. Documents assemblés brochés, collés, dos carrés (squarefold), reliures allemandes (perfect binding), etc.

Certains de nos copieurs réalisent la finition automatiquement, en une seule opération.

Xerox-D136 pour reliure Squarefold

Et nous produisons le tout à l’interne, ce qui représente un gain en termes de coûts et de délais de livraison.

Plus besoin de vous déplacer

Plusieurs clients se déplacent encore pour nous fournir des documents papier. Bonne nouvelle, si vous possédez le document sous forme numérique, vous n’avez qu’à nous l’envoyer sous forme électronique.

Cette façon de faire nous permet d’économiser temps et argent. En effet, imprimer à partir d’un document électronique représente un immense gain de temps. De plus, ce gain de temps se traduit par des économies pour le client. Finalement, les documents électroniques garantissent une constance de qualité durant l’impression.

Et pas de souci, nous pouvons fournir des épreuves finales avant l’impression. Cela vous permettra d’évaluer la qualité du document et d’y apporter des changements au besoin.

L’imprimerie une ou deux couleurs

L’imprimerie Sprint Média à Montréal répond à des lecteurs qui lui posent certaines questions techniques sur le monde de l’imprimerie. Cette fois-ci, un lecteur nous a écrit pour obtenir des éclaircissements sur l’imprimerie une ou deux couleurs.

Ce lecteur est un jeune concepteur visuel dont l’essentiel de son expérience est lié aux communications numériques. Depuis peu, il doit aussi s’occuper du volet imprimé, souvent appelé « print» dans le jargon franglais du métier.

Une connaissance de l’imprimerie est utile pour les créateurs visuels qui travaillent dans les agences de publicité. En effet, même si le Web occupe la place la plus importante dans les communications d’entreprise, il est rare que des stratégies de communication ne comprennent pas un volet imprimé. Le support papier a encore un rôle dans le monde des communication. Mais de nombreux créateurs visuels n’ont pas reçu la formation nécessaire pour se débrouiller dans ce monde rempli de contraintes techniques. Il est donc important de comprendre le concept de l’imprimerie une ou deux couleurs.

Je ne savais pas que le noir comptait comme une couleur

Par le passé, les impressions en une ou deux couleurs Pantones (PMS — Pantone Matching System) étaient fréquentes. Par exemple, une carte d’affaires (carte professionnelle) était imprimée en deux couleurs, généralement en noir et avec la couleur corporative de la compagnie.

Les impressions en une ou deux couleurs permettaient de faire d’importantes économies en comparaison avec l’impression quadrichromie ( CMYK). Ces presses étaient plus petites que les presses CMYK, donc plus économiques. Elles étaient constituées que d’une ou deux unités de couleurs, plutôt que 4 pour les presses CMYK.

À noter que le noir compte comme une couleur, car elle utilise un cylindre d’impression.

Habituellement, les couleurs étaient imprimées en aplat, sans dégradées.

L’imprimerie une ou deux couleurs s’appuie sur les couleurs Pantone (PMS), le nuancier Pantone. Ce nuancier comprend un peu plus de 800 teintes. La plupart des couleurs corporatives des compagnies, et leurs logos, sont tirées de ce nuancier.

Les presses numériques s’imposent

Les presses numériques, qui fonctionnent avec le principe de la quadrichromie ( 4 couleurs process — CMYK), ont remplacé la plupart des petites presses traditionnelles une ou deux couleurs.

Ces presses numériques permettaient de réaliser de courts tirages en quadrichromie, alors que le marché du petit tirage était réservé aux petites presses offset une ou deux couleurs.

Toutefois, l’imprimerie une ou deux couleurs est encore très fréquente dans le monde de la sérigraphie, pour notamment l’impression de T-shirt et autres supports textiles, et aussi dans le domaine de la flexographie pour l’impression d’autocollant. À noter toutefois que de nombreuses presses numériques parviennent maintenant à imprimer des autocollants en quadrichromie (4 couleurs process).

Le publipostage avec l’impression numérique

L‘imprimerie Sprint Média de Montréal aimerait vous rappeler que l’impression numérique est un outil efficace pour la production de votre publicité directe (direct mail en anglais), aussi appelée publipostage. Elle permet de cibler des cibles plus restreintes que l’imprimerie offset ( à plus grand tirage). Cependant, pour réussir une campagne de publipostage, il faut bien se préparer et connaître les règles de base, même si nous ne possédons pas les ressources financière pour travailler avec de grandes agences.

Vous pouvez améliorer l’efficacité de votre publicité directe en analysant ce que vous recevez dans votre boîte aux lettres. Ce travail demande beaucoup de discipline, mais peut rapporter beaucoup pour ceux qui veulent augmenter l’efficacité de leur propre publicité et qui n’ont pas les ressources pour embaucher des agences de publicité.

Pendant un ou deux mois, vous divisez toutes les pièces publicitaires imprimées que vous recevez par la poste. Vous les classez ensuite en trois catégories, sans en jeter aucune.

Une analyse en trois étapes

1 — Les publicités imprimées qui vous ont poussé à une action, comme téléphoner à l’entreprise, visiter le site web ou effectuer un achat.

2 — Les publicités imprimées que vous avez regardées, mais auxquelles vous n’avez pas donné suite.

3 — Les publicités imprimées que vous n’avez même pas regardées, celles que vous auriez déposées directement au recyclage.

Après un mois de cueillette, vous devez analyser pourquoi les envois de la catégorie 1 ont entraîné une réponse positive de votre part. Est-ce le prix du produit ou service ? Le timing ? Vous aviez besoin de ce service exactement à ce moment ? L’originalité de la publicité imprimées ? Etc.

L’étape suivante consistera chercher une façon de vous inspirer de ces publicités imprimées pour créer de meilleures publicités pour votre propre service ou commerce ?

Une fois cette étape complétée, vous analyserez la deuxième catégorie. Vous devez tenter de savoir pourquoi vous avez remarqué la publicité sans avoir passé à l’action. Par exemple, les agents d’immeubles annoncent les inscriptions vendues. Il se peut que vous pensiez à vendre votre maison. Mais que le moment ne soit pas encore venu de passer à l’action. Vous gardez alors en mémoire le nom de l’agent pour votre pré-sélection. Et comme la mémoire est une faculté qui oublie, il est bon de se rappeler à la mémoire de nos clients potentiels. La catégorie deux n’est donc pas un gaspillage d’argent, mais un début d’une conversation avec des clients potentiels. Le document imprimé devient donc un lien entre vous et votre client potentiel.

La troisième catégorie sert à trouver une façon de limiter les envois inutiles. Pour éviter de commettre les mêmes erreurs, il faut alors analyser les raisons qui vous ont poussé à ignorer ces publicités imprimées : message confus, visuel mal conçu, etc.

Il se peut aussi que vous n’ayez pas besoin du service proposé. Mais attention, un service qui ne vous est pas destiné peut être intéressant pour votre voisin. L’envoi n’est peut-être pas inutile si le taux de réponse est bon, malgré le désintérêt de certain. Il est donc important de bien évaluer le pourcentage de réponses d’un envoi postal. Dans l’industrie, un retour de 5% est considéré comme un franc succès. Il faut donc estimer quel sera le pourcentage de retour satisfaisant avant de commencer la production de votre publicité imprimée. Vous pourrez ensuite vous ajuster selon la réponse obtenue : modification de la publicité si l’objectif n’est pas atteint ou poursuite en cas de réussite.

Utiliser l’expérience de vos concurrents

En résumé, vous pouvez vous servir de la publicité imprimée que vous recevez pour construire une campagne efficace pour votre propre commerce ou service. Analysez les publicités que recevez dans votre boîte aux lettres. N’oubliez pas, la plupart de ces publicités ont été produites par des spécialistes de la publicité postale. Vous pouvez apprendre beaucoup à partir de leur travail. Il suffit d’investir de votre temps et d’aiguiser votre esprit d’analyse.

 

Comprendre l’impression de photocopies

Les photocopies font partie de ce qu’on appelle aujourd’hui la grande famille de l’impression numérique.

L’impression numérique comprend l’ensemble des techniques de reproduction qui passe directement du fichier informatique au support à imprimer sans passer par les plaques, dans le cas de l’impression offset, ou par des soies, dans le cas de la sérigraphie.

L’impression de photocopies repose sur le principe des transferts de charges électriques entre l’image à reproduire, la poudre ultrafine (le «toner») et le papier. Les photocopieur n’utilise pas d’encre, mais une poudre si fine que plusieurs croient qu’elle est liquide.

Le procédé d’impression des photocopies fonctionne ainsi : un laser marque l’image à reproduire sur un rouleau d’impression photoconducteur. La quantité de lumière émise est inversement proportionnelle à la quantité de poudre «encre» que la feuille va recevoir. Plus une zone est éclairée, plus elle perd de sa charge électrique positive. Elle ne peut plus alors capter la poudre chargée négativement. Le rouleau d’impression, aussi appelé tambour, devient alors une copie de l’image à reproduire. Mais avec des charges positives plutôt que de l’encre. La poudre (le toner) chargée négativement va alors se coller aux charges positives qui forment l’image sur le rouleau. Puis, lors du contact du rouleau avec la feuille, la poudre se transfère sur le papier. Pour finir, le papier passe dans un élément chauffant qui cuit la poudre pour la fixer de façon permanente.

Technique de photocopies traditionnelles

Dans le cas des photocopies traditionnelles (celles qu’on utilise lorsque nous prenons un document original en papier), une lumière intense éclaire le document à reproduire. Cette lumière, qui fonctionne un peu comme une photographie du document à reproduire, se réfléchit ensuite sur série de miroirs jusqu’au tambour, aussi appelé rouleau d’impression. Les zones foncées du document à reproduire, comme le texte, projettent une ombre sur le tambour.

Le tambour devient alors une copie de l’image à reproduire, mais avec des charges positives plutôt que de l’encre. La poudre (le «toner») chargée négativement va alors se coller aux charges positives qui forment l’image sur le rouleau. Puis, lors du contact du tambour avec la feuille, la poudre se transfère sur le papier.

Pour terminer, le papier passe dans un élément chauffant qui cuit la poudre ( le «toner») pour la fixer de façon permanente l’image.

Dans le cas des photocopies en couleur, le photocopieur utilise un tambour différent pour chaque couleur de la quadrichromie : bleu, rouge, jaune et noir.

La différence entre l’impression numérique et la photocopie traditionnelle est simple. Dans le cas de l‘impression numérique, l’image sur le tambour est généré par l’ordinateur à partir d’un fichier numérique. Alors que pour la photocopie traditionnelle, l’image est produite à partir d’un document original.

 

Pour découvrir l’histoire de la première photocpie, nous vous invitons à consulter l’article La première photocopie de Xerox .

La première photocopie de Xerox

En 1938, le physicien américain Chester F. Carlson met au point la «xérographie», la technique à la base de la photocopie. Il marque alors de façon durable le monde de l’imprimerie.

Chester F. Carlson travaillait dans le département des brevets de la compagnie P.R. Mallory Company à New York, une firme spécialisée dans les produits électroniques.

Il était confronté à la difficulté de reproduire les plans des brevets proposés. À l’époque, on ne pouvait que travailler avec des originaux, ou des copies reproduites à la main, ou par des procédés de photographie complexes, qui étaient à la fois long à réaliser et couteux à faire.

La première photocopie

Le 22 octobre 1938, Chester F. Carlson réussit la première photocopie de l’histoire, baptisée «10-22-38 ASTORIA», la date de ce jour historique du monde de l’imprimerie.

photocopie-montreal

Mais son exploit reste discret. Pendant de nombreuses années, il tente de trouver des investisseurs intéressés par son brevet. Finalement, Haloid Company (qui deviendra plus tard Xerox) se porte acquéreur du brevet.

Ce n’est qu’en 1949, que le premier photocopieur commercial sur papier «ordinaire», le Xerox 914, sera commercialisé. L’appareil permettra à son inventeur de devenir millionnaire et à Xerox de se transformer en un empire industriel.

Photocopie en direct à la télé

La compagnie Xerox croyait si fort en son produit qu’ils ont effectué le lancement du Xerox 914 en direct à la télévision.

Le Xerox 914 doit son nom au format de papier maximal qu’il parvenait à photocopier. L’appareil reproduisait des documents de format maximal de 9 pouces par 14 pouces.

Le Xerox 914 réussissait l’exploit de réaliser sept copies à la minute. À titre de comparaison, aujourd’hui, une Docutech imprime jusqu’à 180 pages à la minute.

le photocopieur 914 à 400 000 dollars

Le coût d’achat du Xerox 914 était d’environ 400 000 dollars, en dollars d’aujourd’hui.

Malgré et son prix très élevé, le photocopieur d’avant-garde souffrait de plusieurs défauts. L’appareil utilisait du toner (poudre noire, très fine) qui s’infiltrait partout. L’opérateur devait effectuer de fréquent nettoyage à l’aide d’un aspirateur. De plus, une fois atteint le nombre de 100 000 photocopies, le Xerox 914 devait subir un entretien général, un démontage de toutes ses pièces.

Danger : photocopieur en feu

Le principal défaut du Xerox 914 était le risque d’incendie en cas de bourrage de papier. Le risque était si élevé que Xerox offrait un petit extincteur avec chaque copieur.

Malgré ses nombreuses faiblesses techniques, et ses performances qui nous semblent modestes en comparaison avec celles d’aujourd’hui, le Xerox 914 a marqué l’histoire de l’imprimerie et de la reprographie.

L’impression de photos en imprimerie

Quelques conseils dans l’impression des photos en imprimerie

À moins d’avoir des raisons précises d’utiliser des effets photographiques comme le flou, il faut éviter de fournir des photos qui manquent de netteté à votre imprimeur.

En effet, que ce soit l’imprimerie offset, l’imprimerie numérique, l’impression jet d’encre ou la photocopie, chaque procédé de reproduction entraîne des pertes de détails. La qualité des photos reproduites est toujours inférieure à la qualité du fichier informatique ou de la photo originale fournis.

Nous pouvons toujours améliorer la netteté de l’image grâce à des logiciels comme Photoshop. Ces logiciels interprètent les pixels et en ajoutent de nouveaux en tenant compte des pixels voisins. Cette technique est appelée «sharpening» dans le jargon du métier. Mais cela reste une approximation. Ce qui assure le meilleur résultat est encore de photographier dans le plus grand format possible, avec la résolution la plus grande.

La résolution-écran est insuffisante en imprimerie

Sur un écran, les images s’affichent généralement dans une résolution de 72 dpi (dot per inch – point par pouce ). Cette résolution est largement insuffisante pour produire des images de qualité en imprimerie.

La résolution souhaitée en impression offset (presses traditionnelles) est de 300 dpi, au format final. C’est une valeur de base qui garantit une belle qualité d’image.

L’impression numérique peut obtenir des résultats satisfaisants avec une résolution de 200 dpi. Cette différence s’explique parce qu’en impression numérique les angles de trames fonctionnent selon une disposition linéaire ou stochastique (aléatoire), plutôt qu’en angle comme dans l’imprimerie offset. Les avantages de ces trames linéaires ou stochastiques, c’est qu’elles produisent généralement des détails plus fins. Mais elles sont plus lentes à imprimer. Voilà une des raisons pourquoi les gros tirages utilisent l’impression offset et les trames à angles.

Les impressions jet d’encre, pour des affiches de grands formats fonctionnent avec des résolutions plus basses encore, parce ces affiches sont vues de loin. Donc, la nécessité d’avoir des images détaillées de près.

Attention aux agrandissements

Soyez particulièrement vigilant si vous utilisez une partie d’une photo dans le but de l’agrandir. Plus le facteur de multiplication sera grand, plus la perte de détail sera élevée.

Si la section que vous voulez agrandir est à 300 dpi et que vous l’agrandissez à 300 %, vous vous retrouverez avec 100 dpi au final. C’est pourquoi de nombreux portraits tirés de photos de groupe et placés en mortaise apparaissent souvent flous.

 

Le blook, livre papier tiré du web

Le «blook» représente une nouvelle tendance en imprimerie. Le mot «blook» est la contraction du mot blog et du mot book. On entend parfois aussi le mot «blouquin», contraction de blogue et de bouquin.

Le blook, ou blouquin, désigne donc des livres imprimés dont le contenu original a déjà été mis en ligne sur le blogue d’un auteur.

Au fil du temps, un rédacteur-blogueur publie un grand nombre d’articles, souvent écrits dans des conditions de production rapide. Le blook permet de reprendre les meilleurs articles, et de les retravailler avant de les publier en format livre, imprimé ou numérique.

Le blook offre donc le meilleur des deux mondes. Il permet à l’auteur de découvrir les sujets préférés de ses lecteurs. Et aussi d’identifier, grâce aux commentaires reçus en ligne, les aspects à améliorer dans ses textes.

L’auteur peut ainsi savoir lesquelles de ses textes méritent une réécriture, aussi bien pour améliorer le style que pour offrir un complément d’information à ses lecteurs.

Autrement dit, plusieurs auteurs se servent de leur blogue comme du premier jet de leur livre à venir.

Le blogue, ami du livre

Le blogue peut devenir un excellent allié des livres papier. En effet, le blogue permet de savoir s’il existe un public pour un livre futur.

Selon la réaction obtenue de ses lecteurs, l’auteur peut décider de consacrer plus de temps sur un sujet plutôt qu’un autre. Le blogue représente donc un excellent point de départ pour la rédaction d’un livre.

Il arrive parfois qu’une idée, pourtant claire pour un auteur, soit mal comprise par les lecteurs. Le blogue permet alors de corriger le tir. Autrement dit, le blogue peut servir d’analyse de marché dans des conditions réelles. Les rétroactions aideront à découvrir si les idées, les concepts ou les messages sont bien compris par les lecteurs.

Mais attention, il faut éviter de simplement reprendre les textes mis en ligne pour les mettre en format papier. Car la plupart des lecteurs s’attendent à plus d’un livre papier, aussi bien pour le contenu que pour la forme.

Les livres destinés à la détente comme les romans ou les beaux livres de collection semblent aussi avoir un avenir en cette ère de bouleversement technologique, à cette époque de la dématérialisation des objets culturels. Et le plaisir des livres papier ne touche pas que les plus vieux. Selon un article publié par le journal britannique Guardian, les jeunes de 16 à 24 ans, la génération la plus branchée de l’histoire, préfèrent les livres en papier aux livres numériques dans une proportion de 62%.