L’imprimerie et le papier FSC

L‘imprimerie Sprint Média de Montréal s’inscrit dans le mouvement des consommateurs qui demandent à ce que les imprimeries utilisent du papier recyclé. Bonne nouvelle : la plupart des imprimeurs le font.

Toutefois, il existe une certaine confusion sur les différents papiers recyclés. Les papiers FSC ne sont pas nécessairement recyclés. En effet, le logo FSC signifie que ces produits sont fabriqués avec du bois, et des parties du bois, issu d’une utilisation responsable des forêts.

Nous pouvons retrouver ce logo sur de nombreux produits, pas seulement sur le papier.

Les trois étiquettes FSC et leurs significations

Les étiquettes FSC 100 % identifient les produits qui sont faits à 100 % de fibre vierge provenant de forêts certifiées FSC.

Il ne s’agit donc pas de papier recyclé. À noter : la plupart des papiers non couchés sont fabriqués en partie ou entièrement à partir de fibres recyclées.

 

Les étiquettes FSC MIXTE identifient les produits qui sont faits d’une combinaison de fibre vierge FSC ou de matières recyclées avec de la fibre vierge contrôlée. Lorsque de la fibre recyclée est utilisée, la bande de Möbius est incluse pour illustrer l’ajout de fibre recyclée pré- ou post-consommation.

 

Les étiquettes FSC Recyclé identifient les produits qui sont fabriqués avec 100 % de fibres recyclées. La bande de Möbius est incluse pour illustrer la présence de fibre recyclée pré- et post-consommation.

Pour les consommateurs qui recherchent des papiers recyclés, c’est ce logo qu’il faut rechercher. Toutefois, il existe des papiers qui sont aussi 100 % recyclés et qui ne possèdent pas la certification FSC.  Car FSC est l’une des certifications, mais elle n’est pas la seule.

Les forêts FSC au Canada

Nous vous présentons un tableau qui détaille l’impact des forêts certifiées FSC au Canada et dans le monde. Les statistiques de ce tableau remontent à juin 2017.

Pour en connaître plus sur les forêts FSC, nous vous invitons à visiter le FSC, des forêts pour tous et pour toujours.

L’excellence des imprimeries de Montréal et du Québec

Les imprimeries de Montréal, et celles de tous les Québec, remportent année après année de nombreux prix d’excellence dans différents concours, comme les prix de Gutenberg. En fait, en proportion de sa population, les imprimeries du Québec se distinguent de façon notable dans les concours internationaux.

L’avantage d’un petit marché pour l’expertise en imprimerie

L’excellence des imprimeurs s’explique en grande partie par la dimension réduite de notre marché. En effet, comme les tirages sont beaucoup plus petits au Québec que dans le reste du marché anglophone, les pressiers du Québec produisent beaucoup plus de produits distincts que leurs collègues des autres provinces ou des États-Unis.

Autrement dit, la semaine de travail d’un pressier québécois consiste principalement à faire des mises en train (préparation des presses, ajustement des couleurs, adaptation aux choix des papiers, etc.) tandis que les pressiers du reste de l’Amérique s’assurent que les presses tournent. Bien sûr que les pressiers d’ailleurs font aussi des mises en train, mais jamais autant que les pressiers québécois. Et c’est durant les mises en train que les pressiers doivent résoudre le plus grand nombre de problèmes. C’est ainsi qu’ils approfondissent leur expertise.

Une expertise recherchée

Cette expertise leur permet ensuite de décrocher des contrats à l’extérieur du Québec. De plus, le taux de change avantageux attire les clients des États-Unis qui trouvent chez nous à la fois une expertise de qualité et des prix avantageux. Et comme nous sommes habitués à travailler rapidement, nous décrochons de nombreux contrats.

Cela dit, depuis une vingtaine d’années, la compétition internationale se fait de plus en plus coriace. Particulièrement dans certains produits, comme des livres, dont la planification s’échelonne sur plusieurs mois. Si le client possède un certain délai, et qu’il peut se contenter d’une qualité moyenne, il n’hésite plus à envoyer sa production en Asie ou dans certains pays d’Europe de l’Est.

En résumé, à la question «est-il vrai que les imprimeries de Montréal sont parmi les meilleurs en Amériques ?», nous pouvons répondre que le Québec possède une excellente tradition d’excellence dans le domaine de l’imprimerie, même si à l’heure actuelle, ce secteur d’activité traverse de nombreux défis.

Les mooks : la dernière tendance en imprimerie

En 2018, plusieurs éditeurs font encore le pari de l’imprimerie en mettant sur le marché des mooks (contraction de magazine et de book), aussi appelé des bookzines (contraction de book et magazine). Ce sont des magazines haut de gamme qui visent une clientèle très précise.

Ces publications offrent un graphisme très léché, qui s’apprécie plus facilement en version papier qu’en version numérique. Leurs éditeurs savent qu’ils ne s’adressent pas à un public de masse, mais bien à un lectorat de niches très particulières.

Les mooks, imprimés sur du papier de grande qualité, coûtent plus cher que les magazines traditionnels. En fait, leurs prix se situent à mi-chemin entre celui des livres et ceux des magazines.

Le magazine britannique Monocle est le plus connu dans ce créneau haut de gamme. En fait, il est une référence mondiale dans la nouvelle tendance des magazines de qualité. Monocle coûte environ 20 dollars canadiens, plus qu’un magazine et moins qu’un livre d’art.

Le retour des beaux objets imprimés

La dématérialisation des moyens de communication semble, paradoxalement, ouvrir la voie au besoin que certains consommateurs ont de vouloir consulter des publications imprimées de qualité. Un peu comme les mélomanes ou les collectionneurs recherchent des disques en vinyle.

Toutefois, pour offrir ce produit haut de gamme, les éditeurs doivent augmenter leur prix. En effet, même si le lectorat est au rendez-vous, les publicitaires ont déserté les magazines et les journaux papier au profit du web. Voilà pourquoi le prix de ces magazines varie entre 8 et 25 dollars.

Certains éditeurs ont même recours au sociofinancement pour assurer le financement de la production de leur magazine. Grâce à ces plateformes de financement, les éditeurs peuvent joindre plus facilement les gens qui partagent la communauté d’intérêts visée par leur publication. Ce nouveau phénomène possède deux avantages: une implication plus grande des lecteurs dans le produit final et un dépassement des frontières. En effet, ces magazines ne sont plus confinés à la région exclusive de leurs distributeurs. Paradoxalement, le web pourrait ainsi devenir le plus grand allié des éditeurs papier qui désirent encore offrir des magazines imprimés.

L’Ultra Violet, la couleur Pantone 2018 en imprimerie

En 2018, le monde de l’imprimerie se teintera d’Ultra Violet, la couleur de l’année de Pantone. Une couleur qui évoque l’une des sept couleurs de l’arc-en-ciel, ou le jus de raisin intense.

Chaque année, la compagnie Pantone, créateur du célèbre nuancier qui porte son nom, se prononce sur la couleur qui devrait influencer le plus les graphistes, les designers, les artistes et les créatifs du monde.

Ultra violet, la couleur Pantone de l'année 2018 en imprimerie

Le processus de sélection de la couleur de l’année Pantone se fait par un comité d’experts. Ce comité passe en revue de nombreux secteurs d’activités comme l’imprimerie, l’édition, le design (graphique et industriel), la publicité, la mode, la décoration, le monde du cosmétique et même le milieu du cinéma.

Cette sélection de l’Ultra Violet 18-3838 aura beaucoup d’influence dans le domaine des arts graphiques. Nous verrons l’Ultra Violet 18-3838 sur de nombreux emballages, les pages couvertures de magazines ou de livres, les papiers peints, etc.

La couleur 2018 : empreinte de non-conformité

L’Institut Pantone décrit l’Ultra Violet 18-3838 comme une teinte de mauve dramatique, provocante et réfléchie qui évoque l’originalité, l’ingéniosité et la pensée visionnaire.

L’entreprise ajoute dans son communiqué que «Ultra Violet 18-3838 communique l’originalité, l’ingéniosité et la pensée visionnaire qui nous tourne vers l’avenir».

De nombreux artistes innovateurs comme Prince et David Bowie affectionnaient cette couleur.

Pour rendre hommage à Prince et à son grand succès Purple Rain, Pantone a dévoilé au cours de l’année une nouvelle couleur appelée « Love Symbol #2 ».

Selon Leatrice Eiseman, directrice générale du Pantone Color Institute, l’Ultra Violet 18-3838 est une couleur très complexe parce qu’elle est constituée de deux nuances diamétralement opposées, soit le bleu et le rouge. Leatrice Eiseman ajoute que les pourpres énigmatiques ont aussi longtemps été le symbole de la contre-culture, de l’anticonformisme et de l’éclatement artistique.

Si vous désirez savoir pourquoi les couleurs Pantone s’impriment difficilement en CMYK (quadrichromie), nous vous invitons à lire l’article

Pourquoi les couleurs Pantone s’impriment mal en CMYK ?

Le plaisir de recevoir une carte de Noël

L’imprimerie numérique peut enjoliver votre Noël. En effet, depuis que le courrier électronique et les textos dominent nos communications écrites, nos boîtes aux lettres sont devenues très tristes, surtout durant la période des Fêtes. Nous n’y recevons plus que des factures, des offres de cartes de crédit et des dépliants de pizzéria.

Partout, les spécialistes du marketing nous rappellent l’importance de nous démarquer des compétiteurs. L’imprimerie pourrait vous aider à atteindre cet objectif.

Pour les Fêtes, égayez la boîte aux lettres de vos clients et de vos proches en leur envoyant des cartes de Noël conçues par vous. Alors, profitez de la souplesse de l’impression numérique pour imprimer une quantité limitée de cartes, créées par vous, à votre goût ou à ceux de vos clients.

Quelques heures vous suffiront pour créer des cartes de Noël originales qui vous distingueront de vos compétiteurs. De plus, les plus belles cartes reçues par les clients se retrouvent souvent à la vue de tous, sur le pupitre de l’accueil, près du sapin de Noël. C’est une façon efficace de rappeler à tous vos clients que vous êtes un fournisseur à privilégier…

Cartes de Noël, une tradition commencée en 1843

En envoyant vos cartes de Noël par la poste, vous poursuivrez une tradition établie en 1843 en Angleterre.

L’artiste anglais John Calcott Horsley a peint la première carte commerciale imprimée connue. Cette carte montre au recto une famille festoyant, verre de vin à la main. Au verso, les souhaits  A Merry Christmas and a Happy New Year To You sont imprimés en noir.

Grâce à cette carte de Noël, nous remarquons que les temps ont bien changé. Portez une attention particulière à la petite fille qui se trouve au centre de l’image. Vous avez bien vu, elle boit du vin…

On ignore le tirage initial de cette première impression historique. Mais aujourd’hui, nous savons que moins d’une vingtaine de ces cartes de Noël ont survécu jusqu’à nos jours. Pour mettre la main sur l’une d’elles, vous devez être prêt à débourser plus de 15 000 dollars lors d’une enchère. Et encore là, vous devrez vous montrer patient, car elles sont rarement mises sur le marché.

Pourquoi les couleurs Pantone s’impriment mal en CMYK ?

Toutes les imprimeries vous diront qu’il est très difficile de reproduire avec exactitude les couleurs Pantone en utilisant les procédés d’impression en quadrichromie (ou en langage familier d’imprimeur : en quatre couleurs process).

La presque totalité des presses numériques utilise le procédé de la quadrichromie, aussi appelé CMYK : cyan (bleu), le magenta (rouge), le jaune (Y pour « Yellow ») et noir (K pour « blacK »). Certains préfèrent la version française qui est le CMJN cyan (bleu), magenta (rouge), jaune et noir, mais l’industrie emploie généralement les termes anglais.

La quadrichromie peut simuler les couleurs Pantone, mais ne peut les reproduire fidèlement. La gamme de couleurs Pantone compte environ 800 couleurs distinctes, qui sont idéales pour l’impression d’aplats. (Dans l’univers de l’imprimerie, un aplat désigne une surface de couleur uniforme, sans dégradés.) Malheureusement, les couleurs Pantone sont difficilement convertibles en CMYK. Certaines de ces couleurs sont plus faciles à reproduire comme le rouge 485. En revanche, il existe un écart important entre les Pantone beiges et leurs reproductions en CMYK. La quadrichromie permet de reproduire environ 70 % de la gamme dynamique des couleurs.

La différence entre quadrichromie et RGB

Les couleurs Pantone se distinguent des couleurs CMYK. Mais il faut aussi savoir que l’affichage des écrans d’ordinateur se différencie de l’impression en quadrichromie. En effet, les écrans affichent les couleurs en RGB, red-green-blue, (RVB en français, rouge-vert-bleu).

La reproduction de couleur-écran à l’impression papier représente donc tout un défi, car les couleurs de base sont différentes : trois pour les écrans et quatre pour l’imprimerie. Il faut donc convertir le rouge-vert-bleu des écrans en cyan (bleu), magenta (rouge), jaune et noir.

De plus, à l’écran, le blanc est le résultat de l’addition de toutes les couleurs (RGB), tandis qu’en impression, c’est le contraire. Le blanc est l’absence d’encre. Quant au noir, pour le reproduire, l’écran n’affiche rien ; ses lumières restent éteintes. Tandis qu’en imprimerie, le noir s’obtient en déposant de l’encre noire sur le papier.

Toutes ces différences expliquent pourquoi la reproduction d’une image écran ou la simulation d’une couleur Pantone représente un véritable défi pour un imprimeur.

L’utilité des intertitres dans les communications imprimées

Selon de nombreuses études, les lecteurs absorberaient jusqu’à deux fois plus d’informations en lisant un texte imprimé plutôt que son équivalent en ligne. Les documents imprimés offrent donc l’avantage de transmettre plus de contenus que les documents numériques.

Toutefois, les professionnels de l’imprimerie oublient parfois que le contenu doit aussi se conjuguer avec lisibilité. Les pavés de textes condensés rebutent les lecteurs. Heureusement, il existe des outils de mises en page qui permettent d’aérer le texte, le rendre plus attirant sans avoir à réduire la quantité de texte. De plus, les intertitres permettent d’alléger la présentation tout en offrant des repères aux lecteurs.

Les intertitres, une carte routière pour les lecteurs

Internet a modifié la façon de lire les documents imprimés. L’époque où l’on débutait la lecture en haut de la page pour la terminer en bas est révolue. Aujourd’hui, influencés par la lecture à l’écran, les lecteurs ne lisent plus un texte du début à la fin. Ils survolent d’abord le texte à la recherche de l’information voulue. Une fois qu’ils s’arrêtent sur une partie du texte, ils lisent les premiers mots. S’ils ne trouvent pas immédiatement l’information souhaitée, ils continuent leurs recherches plus loin.

Les intertitres, des balises de lecture

Les lecteurs se servent les intertitres comme de balises, des guides. Ils n’hésitent pas à lire les textes dans le désordre. S’ils tombent sur un intertitre qui les intéresse, ils liront le paragraphe, puis remonteront peut-être au début du texte à la recherche d’un complément d’information qu’ils trouveront grâce aux intertitres.

Pour assurer que les lecteurs découvrent le texte, il est donc primordial de s’assurer que les intertitres les guident rapidement vers ce qu’ils désirent.

Les intertitres, un résumé du texte

Les intertitres bien rédigés peuvent servir comme résumé du texte. C’est-à-dire qu’en lisant les intertitres, un lecteur peut connaître le sens général du texte. Cette façon de présenter le texte est aussi bonne pour les documents en ligne que pour les documents imprimés.

Autrement dit, les intertitres sont le premier niveau de lecture. Ils servent à résumer le texte, à introduire les éléments les plus importants et à guider rapidement le lecteur vers ce qu’ils recherchent.

Les fautes en imprimerie ne se corrigent pas

Contrairement aux textes des sites web, les fautes dans les produits imprimées ne se corrigent pas facilement. Il faut donc être particulièrement vigilant lorsque nous approuvons les épreuves.

Il arrive souvent que nous collaborions avec des personnes qui connaissent mal le monde de l’imprimerie. Plusieurs d’entre eux ont été formés à corriger les erreurs au fur et à mesure qu’ils les découvrent sur le web. Malheureusement pour eux, pour nous et pour les clients, cette façon de travailler est très dangereuse dans l’univers des produits imprimés.

Les fautes causent beaucoup de tort à l’image de marque d’une compagnie, en plus de nuire à la communication.

La relecture d’épreuve, une étape essentielle

Nous ne le répèterons jamais assez: il faut apporter un soin particulier à la relecture des épreuves. C’est la dernière étape avant la catastrophe. Une fois que les presses démarrent, elles fixent pour toujours les erreurs sur le papier.

Chaque jour, les imprimeurs reproduisent à des milliers d’exemplaires des fautes d’orthographe, des noms mal épelés, des numéros de téléphone inexacts, des légendes sous les mauvaises photos, etc. La liste d’erreurs est presque sans fin.

Une fois imprimées, toutes ces bévues deviennent apparentes. Malheureusement, il est trop tard. Il faut donc insister auprès des clients pour s’assurer que les épreuves soient lues et relues, même si cela crée une certaine friction dans la relation avec nos clients. Vouloir éviter de déplaire aux clients à cette étape, risque de coûter très cher en temps, en négociation et en réimpression.

L’oubli d’un accent peut tout changer en imprimerie

Nous vous présentons deux exemples de fautes de frappe qui ont changé radicalement le sens d’un titre. Dans le premier cas, il manque un accent; et dans le deuxième cas, un «i» a disparu.

1 — Un policier tue

L’accent manquant sur le «e» de «tue» a donné un tout autre sens au titre.

2 — Grégoire est en amour avec Émile

Dans ce deuxième exemple, un «i» a disparu dans le nom Émilie. Cette erreur de frappe a conféré un sens différent au titre du magazine.

Ces exemples, tirés de faits vécus, ont créé beaucoup de problèmes chez les éditeurs fautifs. Dans le premier cas, le journal a dû présenter des excuses à la famille du policier décédé. Dans le deuxième cas, le gérant de l’artiste (nous avons changé le nom) a poursuivi le magazine. C’est une histoire qui remonte à la fin des années 1980, mais elle nous est restée en mémoire. Elle illustre parfaitement l’importance de lire et de relire les épreuves.

 

N’hésitez pas à nous demander une soumission en ligne pour vos projets de photocopies.

Musée de l’imprimerie du Québec à Montréal

Saviez-vous qu’il existe un musée de l’imprimerie à Montréal ?

Fondé en 2007, le Petit Musée de l’impression organise sa première exposition destinée au grand public.

Autrefois situé dans les bureaux de l’imprimerie Lovell Litho, dans le Vieux-Montréal, le Musée a déménagé depuis peu. Il se trouve maintenant à l’Institut des communications graphiques et de l’imprimabilité du Québec, à proximité du CÉGEP Ahuntsic.

La mission du musée de l’imprimerie

Le Musée s’est donné pour mission de participer à la sauvegarde du patrimoine de l’imprimerie du Québec. Il nous fait découvrir aussi bien l’imprimerie traditionnelle que l’imprimerie moderne. Depuis l’introduction de la première presse à imprimer en 1764 à Québec aux plus récentes créations numériques.

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Musée de l’imprimerie du Québec par Musée de l’imprimerie sur Vimeo.

Le Musée vise à la fois à la sauvegarde des pièces imprimées au fil des siècles et aussi à la préservation des outils qui ont été utilisés pour les produire.

Plusieurs étudiants ont même l’occasion de travailler avec de vieilles presses, de réaliser des imprimés selon les techniques traditionnels d’impression.

Le visiteur du Musée aura l’occasion de découvrir l’histoire de l’imprimerie à Montréal avec l’arrivée de l’imprimeur Fleury Mesplet en 1776. Il verra la reconstitution d’une imprimerie centenaire. Ce dernier se familiarisera aussi avec les techniques de fabrication du Devoir en 1910. Il découvrira l’imprimerie des Sœurs Grises de Montréal et leurs réalisations à travers une collection de clichés. Le visiteur sera donc le témoin de l’évolution des techniques d’imprimerie.

Le circuit Pica

Le Musée organise le Circuit Pica, un tour, avec guide, des premières imprimeries et librairies de Montréal.

Pour obtenir plus de détails à propos de cette excursion, nous vous invitons à visiter le site du Musée, voir lien plus bas.

Pour visiter le musée, vous devez prendre rendez-vous, n’hésitez pas à consulter leur site web  pour découvrir ce lieu méconnu des Montréalais.

L’histoire du premier journal à Montréal

Saviez-vous que la ville de Québec a eu un journal avant la ville de Montréal? Mais que Montréal a eu un journal exclusivement français avant Québec ?

Saviez-vous que le premier imprimeur de Montréal avait pris fait et cause pour les révolutionnaires américains, contre la couronne britannique ?

Un périple de 4 pays

Fleury Mesplet est né à Marseille, le 10 janvier 1734 et il est mort à Montréal, le 24 janvier 1794). Il travaille comme imprimeur à Lyon, puis à Londres avant de venir en Amérique. Il s’installe à Philadelphie, probablement sur la recommandation de Benjamin Franklin. Puis Mesplet  imprime, entre autres, trois lettres adressées aux habitants de la province de Québec, Son but est de les inciter à se joindre aux révolutionnaires des Treize colonies. L’imprimeur est envoyé par le Congrès américain à Montréal où il accompagne une délégation de révolutionnaires venue au Québec.

À la suite de l’échec de la tentative d’invasion de la province de Québec par les révolutionnaires, et à la reprise du territoire par les soldats britanniques, Fleury Mesplet décide néanmoins de rester à Montréal. Le 2 juin 1766, il est emprisonné sans procès pendant 26 jours sous les ordres du gouverneur britannique Frederick Haldiman qui le considèrent comme un ennemi de la patrie.

La Gazette du commerce et littéraire

En 1778, Mesplet fonde La Gazette du commerce et littéraire (plus tard La Gazette littéraire), le premier journal de Montréal et premier journal exclusivement  de langue  française dans la province. (Québec avait déjà un journal bilingue, The Quebec Gazette/ La Gazette de Québec, publié par les imprimeurs écossais William Brown et Thomas).

Le 4 juin 1779, les presses du journal de Mesplet sont saisies par les autorités britanniques. Il est arrêté pour « sédition » et jeté en prison sans procès. Il reste enfermé pendant trois ans. À sa sortie de prison, l’imprimeur refonde son journal. Le journal devient un périodique de langue française et anglaise nommé La Gazette de Montréal / The Montreal Gazette. Mesplet continue à diriger son journal jusqu’à sa mort en 1794.